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À cours d'hébreu Logo

 12 janvier - Paris 17e 

QU'Y A-T-IL AU MENU ?

Que vous soyez débutant, faux-débutant ou confirmé, venez vivre un format vivant, drôle et interactif pour :

• comprendre pourquoi vous stagnez,

• dépasser vos blocages de conversation,

• apprendre à parler de vous en hébreu (se présenter, raconter, décrire, oser dire),

• et commencer (ou recommencer) à vous exprimer avec naturel et confiance.

UNE SOIRÉE POUR REPARTIR AVEC UN VRAI DÉCLIC LINGUISTIQUE ET PERSONNEL.

Maison Moadon

66 Rue Laugier,

75017 Paris

Durée: 1h30

Gratuit

Sur inscription

Places Limitées

3 verbes essentiels pour dire “rencontrer” 

Cher Elie, Cher Itzik, 

Depuis quelques temps je suis votre élève. Alors je tenais à vous envoyer ces quelques mots.

Il existe des langues qui servent à communiquer.

Et puis il existe des langues, rares, qui structurent la pensée, avant même les phrases, avant même les frontières. L’hébreu est de celles-là.

L’hébreu n’est pas seulement une langue nationale.

Il est une langue matricielle : langue de fondation, langue de source, langue qui ne se contente pas de décrire le monde, elle le met debout.

On n’entre pas en hébreu comme on entre dans une grammaire.

On y entre comme on entre dans une mémoire.

Chaque mot y porte une racine.

Et chaque racine porte une histoire : un mouvement, une exigence, une tension morale.

Rien n’y est neutre.

Tout y est responsable.

L’hébreu relie.

Il relie les Juifs du monde entre eux qu’ils vivent à Paris, New York, Casablanca, Buenos Aires, Montreal, en Ethiopie, en Australie ou Tel-Aviv.

Il traverse les exils sans se dissoudre.

Il n’a jamais cessé d’être vivant, même lorsqu’il n’était plus parlé.

Parce qu’il n’a jamais cessé d’être pensé, appris, transmis, prié, espéré.

L’hébreu est une langue de l’entre-deux :

entre le visible et l’invisible,

entre le texte et la chair,

entre la loi et la compassion.

C’est une langue qui oblige à choisir ses mots, parce qu’elle oblige à choisir son sens.

Une langue où dire, c’est déjà agir.

Une langue où nommer, ce n’est pas seulement désigner : c’est engager.

Une langue qui n’a pas le temps pour se perdre pour aller directement sur le plus court chemin qu’est l’essentiel, les sens même, l’essence même.

Dans un monde fragmenté, l’hébreu rappelle une vérité simple et puissante :

l’identité n’est pas une assignation, c’est une transmission.

Il n’enferme pas : il relie.

Il ne réduit pas : il élève.

Il ne maquille pas : il éclaire.

Il ne crie pas : il nomme et ce nom donné rend le réel habitable, vers notre maison portative qu’est la langue.

L’hébreu est la langue du cœur juif non parce qu’elle serait exclusive, mais parce qu’elle est originaire.

C’est la langue dans laquelle on a appris à dire le bien et le mal, la faute et le pardon, l’exil et le retour, la vie et la mort sans jamais les confondre ou les inverser.

Vivre Israël pleinement ne peut se faire sans la langue d’Israël.

Car une terre se visite, mais une langue se demeure.

Et l’on ne demeure pas vraiment quelque part si l’on ne sait pas entendre ce qui s’y pense, ce qui s’y rêve, ce qui s’y débat, ce qui s’y bénit.

À l’heure où tant de langues s’aplatissent,

où les mots se vident, ou les propagandes diluent,

où les identités se caricaturent,

l’hébreu rappelle que parler, c’est apprendre à penser juste et que penser juste, c’est déjà résister.

L’hébreu n’est pas une nostalgie.

Il est une boussole.

La langue ancienne, la plus tendance !

Une langue singulière, mais profondément universelle. Universelle parce que profondément intime.

Une langue qui ne promet pas le confort, mais la tenue morale.

C’est en cela qu’il est une langue-monde :

non par domination, mais par profondeur.

Et si tous les Juifs du monde devraient savoir parler l’hébreu, ce n’est pas pour cocher une appartenance. C’est pour rouvrir une porte.

La porte d’une continuité.

La porte d’une culture vivante.

La porte d’un héritage qui ne demande pas d’être admiré, porté avec gravité mais aussi douceur. Entre le lait et le miel, il y a l’hébreu.

L’hébreu ne se regarde pas de loin, il se mange, il se vit.

Et quand un peuple reprend sa langue, il ne récupère pas seulement des mots.

Il reprend sa voix. Il reprend son être. Un verbe Être, d’ailleurs, qui ne se conjuguent pas au présent. Symbole fort d’une langue qui nous rappelle notre futur, parce que Nous vivrons.

merci pour tout à vous deux et aux équipes de À cours d’hébreu.

Rachel

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